Il faut agir, et vite... Le 19 mai dernier, l’assemblée générale m’a élu à la présidence du Parti libéral genevois. Je suis très honoré de la confiance qui m’est ainsi témoignée et je remercie très sincèrement chacune et chacun d’entre vous des nombreuses marques de soutien que vous m’avez adressées.
Conscient de l’ampleur de la tâche et des difficultés qu’il conviendra de surmonter, je mettrai toute mon énergie et mon enthousiasme au service de notre parti, celui qui contribue depuis toujours activement à la prospérité et au développement de Genève.
Je sais parfaitement qu’il faudra beaucoup de travail pour faire aboutir nos différents et nombreux projets. Ceux-ci ne pourront être menés à bien qu’avec l’aide de chacun. Mais j’ai l’immense privilège de pouvoir compter sur une excellente équipe, dynamique et motivée, prête à s’engager et à relever les défis les plus difficiles qui nous attendent.
La défense des seuls acquis par les uns et le refus d’un développement responsable par les autres ont conduit Genève dans une impasse. Plus personne ne semble désormais contester que les crises que nous traversons résultent non seulement de facteurs d’origine mondiale mais aussi d’un manque certain d’anticipation sur des problèmes bien locaux.
Depuis de nombreuses années, notre canton connaît le taux de chômage le plus élevé du pays, la pénurie de logement sévit sans que, jusqu’à un passé récent, personne ne songe à construire et la sécurité qui nous était tant enviée par nos voisins a aujourd’hui disparu. Il nous faut agir. Vite. Le Conseil d’Etat a présenté son programme de Il faut agir, et vite… du mois de juin. Il fixe des objectifs précis et dresse une feuille de route détaillée. L’exercice est globalement réussi : ce programme contient nombre de propositions soutenues par les Libéraux et il permettra aux députés, ainsi qu’à chacun des citoyens, de se rendre compte de l’état d’avancement des actions du Conseil d’Etat.
Ce programme est toutefois insuffisant. Il n’est pas assez ambitieux, il ne fixe pas les priorités et, surtout, il est totalement silencieux sur les moyens à mettre en oeuvre pour atteindre les objectifs fixés.
L’équilibre budgétaire prévu pour l’année 2012 est une absolue nécessité ; il impose néanmoins des choix stratégiques en matière de charges dès lors que la pression fiscale est déjà très importante, en particulier sur la classe moyenne. L’exécution dépend également, dans une large mesure, de projets de lois qui ne sont pas encore rédigés et dont l’adoption est naturellement de la compétence du Grand-Conseil. La droite est majoritaire en son sein. Elle doit donc être pragmatique et efficace. Lorsqu’il s’agira, par exemple et à brefs délais, de simplifier les procédures en matière d’autorisation de construire ou de voter des crédits importants pour assurer la sécurité de notre canton, nous ne devrons montrer aucune hésitation. Le rôle de notre parti est non seulement d’apporter un appui inconditionnel au programme de nos deux conseillers d’Etat, mais aussi de porter les projets ambitieux et nécessaires au développement responsable de Genève.
Cyril AELLEN
Président